TV
Infos   /   Afrique   /   Zoom Afrique   /   L’INFO EN CONTINU

Zoom Afrique du 24 mars 2022

Télécharger 📥        Podcast 🎧

Les nombreuses tentatives de la Communauté internationale pour mettre le Mali sur la touche ont toutes échoué les unes après les autres. À plusieurs reprises, la CEDEAO voulait jouer cavalier seul, en tentant de prendre des décisions pour le Mali, sans aucune concertation avec Bamako et sans aucune considération de la demande du peuple malien, mais là visiblement, elle recule !

Actualité en Afrique :

  • UA : Macky Sall interpelle la Banque mondiale sur l’inflation
  • La Banque centrale du Ghana relève drastiquement ses taux pour lutter contre l’inflation
  • Niger : Le Chef du Gouvernement installe les comités interministériel et technique de pilotage et de rapatriement des Nigériens de certains pays
  • Togo : Ouverture du sommet de Lomé sur la cybersécurité en Afrique

Analyses de la rédaction :

1. Le Soudan se tourne vers la Russie !

Le Soudan a finalement résisté à la pression et s’est tourné vers la Russie plutôt que l’Occident.

Où en sont les discussions entre le Soudan et la Russie à propos de la base navale que Moscou veut établir à Port Soudan en mer rouge ?

Cette question a été abordée par le Général, Mohamed Hamdan Dagalo arrivé à Khartoum mercredi après avoir passé huit jours à Moscou. Alors que le déploiement de cette base semble prendre du retard, le vice-président de la transition rassure sur les intentions de son gouvernement : « On parle beaucoup de cette base. Il existe des bases russes dans différents pays dans les 55 pays d’Afrique. Si l’établissement d’une base militaire au Soudan est dans l’intérêt du pays et ne menace pas sa sécurité nationale, il n’y a rien de mal à s’entendre avec la Russie ou quiconque. »

C’est le 11 novembre 2020 que le gouvernement russe a approuvé l’établissement d’un point d’appui naval au Soudan capable d’accueillir des navires dotés d’unités de puissance nucléaire. La création de cette base doit s’inscrire dans l’accord de coopération militaire signé par les deux pays en mai 2019 sous le mandat d’Omar El Béchir.

Parallèlement à cela, les médias mainstream parlent de la présence du fameux groupe de sécurité russe qui n’existe que dans les médias à savoir « Wagner ».

Bien sûr, Khartoum a démenti les faits, tout comme le Mali et la Centrafrique l’avaient également démenti en affirmant bien que Wagner est une création des médias occidentaux.

« Au Soudan, le groupe Wagner mène des activités illicites en rapport avec l’extraction de l’or. » C’est ce qu’ont affirmé des diplomates de la Norvège, du Royaume-Uni, et des États-Unis dans un article conjoint publié par un média local dans lequel ils critiquent l’opération militaire russe en Ukraine. 

« Il est surprenant et déplorable de voir que les auteurs de l’article (...) tentent délibérément de lier le Soudan au conflit en Ukraine », a réagi le ministère des Affaires étrangères soudanais dans un communiqué mardi.

Il a « nié complètement » les allégations à propos de « la présence de la société de sécurité russe au Soudan et des activités d’entraînement, d’exploitation minière, et autres activités contraires à la loi ».

En 2017, Béchir et le président russe Vladimir Poutine ont conclu des accords d’extraction d’or et négocié la construction d’une base navale sur la mer Rouge, selon le European Council on Foreign Relations (ECFR).

La Russie est accusée depuis des années de recourir à de paramilitaires privés et de les déployer sur des terrains de conflit, en Syrie comme en Centrafrique ou au Mali.

En juillet 2020, le Trésor américain annonçait des sanctions contre Prigozhin, citoyen russe qui passe pour le patron des mercenaires de Wagner, l’accusant « d’exploiter les ressources naturelles du Soudan pour son enrichissement personnel ».

Après 25 ans d’embargo, le Soudan, l’un des pays les plus pauvres au monde, commençait à peine à entrevoir des lendemains meilleurs. Mais le putsch d’octobre l’a replongé dans l’isolement économique et y a aggravé la pauvreté selon des experts, car le pays s’est tourné vers la Russie.

Le numéro deux du pouvoir militaire, Mohammed Hamdane Daglo dit Hemedti, s’est rendu à Moscou le 23 février, à la veille du début de l’opération militaire russe en Ukraine.

Si des accords sont mis en place pour le déploiement de bases navales russe dans le pays, cela voudrait surtout dire que Moscou n’a encore une fois pas besoin d’envoyer des paramilitaires d’un pseudo groupe de mercenaire dans le pays. Les accords sont clairs, ni le Mali, ni la Centrafrique, ni le Mozambique et ni le Soudan n’ont besoin de s’adresser à des groupes privés de sécurité. Les accords sont signés directement entre gouvernements, de manière officielle. Donc pas besoin des ingérences et des allégations des Occidentaux. Les pays africains sont assez indépendants pour choisir leurs partenaires sans être obligés de demander une quelconque permission aux États occidentaux. Donc même si les pays africains négocient des mines d’or en échange de la sécurité de leur pays, il est clair que le choix leur appartient, et qu’il n’y a rien de mal à cela. 

2. Mali : les FAMa plus efficaces seules qu’avec les Occidentaux !

Alors que les États-Unis tentent de prendre les commandes au Mali en remplaçant la France, les FAMa continuent de montrer au monde entier qu’il est inutile de compter sur les aides militaires des Occidentaux pour sécuriser le pays. Les soldats maliens et même sahéliens ont non seulement la capacité de sécuriser leur pays du terrorisme, avec du bon matériel et un bon réseau de renseignement, mais ils ont montré qu’ils sont également capables d’enseigner la lutte contre le terrorisme aux militaires occidentaux, qui n’ont jamais réussi à ramener le moindre bilan positif dans la lutte contre le terrorisme, que ce soit au Moyen-Orient ou en Afrique.

La posture offensive adoptée par les Forces Armées Maliennes (FAMa), à travers le Plan Maliko et l’opération Keletigui, se poursuit contre les terroristes. Des actions de reconnaissances offensives ont été menées par les FAMA dans les sanctuaires terroristes principalement dans la région de San, Koutiala, Bandiagara, Ségou, Tombouctou et Mopti. Les FAMa ont déploré plus d’une dizaine de morts ; une quarantaine de terroristes ont été neutralisés, des interpellations faites, ainsi que des armes et munitions ont fait l’objet de récupérations par les FAMa. Ces informations sont issues du communiqué de l’état-major général des Armées en date du 22 mars 2022 et signées par le Colonel Souleymane Dembélé, directeur de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA).

Selon le communiqué de l’État-major général des Armées, les FAMa continuent de consolider les acquis opérationnels face à des terroristes en débandade, tentant de se réorganiser par endroits avec des capacités de nuisance visant les vulnérabilités des FAMa pendant les déplacements et les cibles molles. Leurs actions se reposent principalement sur la pose des engins explosifs improvisés (EEI), le sabotage des réseaux GSM, des tirs indirects, des civils comme boucliers humains et des actions de perfidie.

Le document informe l’opinion que les FAMa maintiennent leur dynamique offensive de recherche et de destruction des terroristes et leurs sanctuaires dans le cadre du Plan Maliko et de l’opération Keletigui. Depuis le dernier communiqué en date du 15 mars 2022, en plus des activités de routine de sécurisation de foires, escortes, de relèves, de patrouilles de sécurisation des personnes et des biens de même que la lutte contre la contrebande, l’intensification sur la recherche du renseignement et le contrôle de zone particulièrement au centre et au sud se sont poursuivis avec les actions majeures résumées ci-dessous.

Les priorités opérationnelles ont porté sur la consolidation des unités FAMa de Tessit et de la relève descendante de Boni consécutive à la réaction aéroterrestre contre des terroristes dans la journée du 21 mars 2022 dont le bilan cumulé provisoire a évolué comme suit : Coté ami : de 4 morts et 17 blessés dont 7 graves, le bilan à ce jour est porté à 16 morts, 18 blessés et des dégâts matériels. Côté Terroriste : de 13 neutralisés et 2 interpellés, le bilan a évolué à 37 neutralisés, 2 interpellés et des armes et munitions récupérées.

Les actions aériennes de renseignement continuent dans les secteurs de Serma et Tessit pour d’éventuelles frappes.

Par ailleurs, les actions majeures de la semaine se résument à des reconnaissances offensives dans les sanctuaires terroristes principalement dans la région de San, Koutiala, Bandiagara, Ségou, Tombouctou et Mopti avec le bilan cumulé suivant : 6 suspects terroristes neutralisés et 32 chasseurs donzos interpellés avec la récupération d’un fusil mitrailleur (FM), 4 PM et 4 carabines. Les chasseurs détenteurs de fusils de chasse ont été libérés et invités à rejoindre le processus du recrutement spécial. Aussi 3 terroristes ont été neutralisés, 5 AK-47 récupérés, 20 motos détruites, 3 radios récupérées dans le secteur de Mondoro.

À cela s’ajoute le transfert de 11 suspects terroristes à la brigade d’investigation de lutte contre le terrorisme dont les présumés terroristes Boubacar Nouhoum Diallo, Pathé Diallo, Ossey Barry, Oumar Kolly Barry, lsmael Barry, Abdoulaye Faki Traoré, Oumar Traoré, Abdou Samba Barry et le présumé spécialiste et poseur d’engins explosifs improvisés (EEI) Mahamoudou de même que le présumé logisticien Sidi Dicko.

Le document de l’Armée a aussi informé que les reconnaissances offensives sur les sites de dépôt de Zakats collectées de force aux populations ont permis de récupérer 05 tonnes de vivres dans les diverses localités des régions de Mopti et de Ségou.

L’état-major général des Armées rassure que les actions de recherches de renseignements, de surveillance, de poursuite et de neutralisation des terroristes dans leurs sanctuaires et leurs interpellations dans les zones urbaines se poursuivront indéniablement et les FAMa s’adapteront aux modes d’action des terroristes. Par la même occasion, la haute hiérarchie militaire a invité les populations à se démarquer des terroristes pour minimiser les risques de dommages collatéraux sachant que la leçon apprise pendant les dernières actions confirme l’emploi de civils comme des boucliers humains.

Maintenant, on devrait également se poser la question, ou sont les médias propagandistes français qui prétendent défendre la liberté de la presse ? En sachant que la situation du Mali s’est dégradée ces dernières années, et que ces mêmes médias s’en donnaient à cœur joie pour relayer les infos sur la dégradation de la situation sécuritaire, il est tout de même étonnant qu’ils ne parlent absolument pas des avancées des Fama, alors que pourtant, l’information est extrêmement importante. Le Mali a donc pris la bonne décision en suspendant les médias propagandistes français. Mais toute l’Afrique devrait faire de même. Car n’oublions pas qu’en Europe, il y a pas mal de médias africains qui sont également victimes de censure. Donc, pour que justice soit faite, il serait normal que toute l’Afrique suspende les médias occidentaux qui dénigrent l’Afrique et qui continuent à sous-entendre que les Africains ne sont pas capables de faire quoi que ce soit sans les Occidentaux. Ces fausses informations constamment retransmises à travers le monde entrent dans la politique du néocolonialisme et l’Afrique se bat depuis des décennies contre ce fléau. Actuellement, les Occidentaux font en sorte que la voix de l’Afrique ne compte pas, et que tous propos tenus depuis l’Afrique sont automatiquement catégorisés comme mensongers. Alors que le monde se rend compte que c’est bien le contraire, c’est bien la voix de l’Occident qui est mensongère. Le combat contre le néocolonialisme est sécuritaire, économique, social et médiatique, et l’Afrique a pris le dessus dans cette lutte, et c’est irréversible.

3. Le Mali réussit à faire plier la CEDEAO !

Les nombreuses tentatives de la Communauté internationale pour mettre le Mali sur la touche ont toutes échoué les unes après les autres.

À plusieurs reprises, la CEDEAO voulait jouer cavalier seul, en tentant de prendre des décisions pour le Mali, sans aucune concertation avec Bamako et sans aucune considération de la demande du peuple malien.

Maintenant, la donne a visiblement changé. Le Mali n’a pas plié, et c’est la CEDEAO qui se plie.

Dans un communiqué rendu public, le 22 mars 2022, la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a présenté ses compliments au Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération de la République du Mali et l’informe que le Président de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO organise un sommet extraordinaire sur la situation politique en République du Mali, le vendredi 25 mars 2022, à Accra, République du Ghana, à partir de 14 heures Temps universel. « Son Excellence le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État du Mali, est invité à prendre part aux travaux dudit Sommet », précise le même communiqué. Ledit sommet permettra certainement à la CEDEAO et au Mali de trouver un compromis sur la durée de la transition en cours au Mali. Le Mali a proposé un délai de 24 mois tandis que la CEDEAO reste campée sur 12 à 16 mois.

À rappeler que le Médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck JONATHAN, ancien Président de la République Fédérale du Nigeria, a effectué une mission au Mali du 18 au 20 mars 2022. L’objectif de cette mission était de parvenir à un accord avec les autorités maliennes sur le délai de la transition au Mali. Mais le Médiateur de la CEDEAO a quitté la capitale malienne (Bamako) sans parvenir à un accord. Le Gouvernement du Mali a proposé un délai de 24 mois pour la durée de la transition, tandis que la CEDEAO reste campée sur 12 à 16 mois. Toutefois, les deux parties (Mali-CEDEAO) ont réaffirmé, dans leurs communiqués respectifs en date du 20 mars 2022, leur volonté de poursuivre avec les discussions afin de convenir d’un calendrier de transition acceptable. Ainsi, le sommet de demain se présente comme celui de la dernière chance pour permettre aux parties (Mali-CEDEAO) de trouver des compromis et des garanties sur le délai, la durée, le chronogramme de la transition en cours au Mali.

De son côté, le Mali a, pour ainsi dire, lâché beaucoup de lest contrairement à la CEDEAO.

La CEDEAO reste sur sa position de 12 mois, comme si l’organisme préparait une sorte de piège.

Il est clair que la Communauté internationale ne veut pas que la Transition réussisse et que la sécurité revienne dans le pays. Ce serait catastrophique, car l’effet domino reste à craindre à travers toute l’Afrique. Et en sachant cela, on peut également penser que dans le camp adverse, il y a une nouvelle stratégie qui est visiblement en train de se mettre en place avec l’implication plus accrue des États-Unis.

Rappelez-vous, lors du premier coup d’État en 2020, le comportement de la CEDEAO était plutôt ferme, et ce n’est que lorsque l’envoyé spécial américain pour la région du Sahel, Peter Pham, s’est rendu à Bamako, en septembre 2020, pour y rencontrer le gouvernement de Transition, alors dirigé par Bah N’Daw, que la CEDEAO s’est calmée. On avait alors compris que la CEDEAO était entre les mains de Washington. Ensuite est survenu le coup de force qui a renversé Bah N’Daw, tout de suite après qu’il s’était rendu à l’Élysée pour courber l’échine devant Macron.

Les États-Unis se sont plutôt concentrés sur les pays voisins, comme la Côte d’Ivoire, pour s’y installer et être évidemment plus proches du Mali, malgré qu’ils sont très présents notamment au Niger. D’une certaine manière, Washington encercle un peu plus le Mali, qui reste extrêmement stratégique aux yeux des Occidentaux. Vient ensuite le changement de comportement comme si Washington s’alliait avec Bamako, car il est clair que les accords que Bamako a passés notamment avec la Russie ou encore l’Iran ne profiteraient aucunement aux élites du Pentagone.

Le comportement change, au point où l’on peut constater que Washington veut se montrer conciliant.

Lors de l’annonce de la suspension des médias propagandistes français, RFI et France 24, l’émissaire américain Peter Pham a réagi à cette suspension et à l’annonce du ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop. Il a déclaré sur sa page twitter suite aux propos du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, que le ministre a avec éloquence : « fait plus que de défendre les intérêts légitimes de son propre pays ; il revendiquait la dignité de l’Afrique ».

De plus, on a vu également que mardi, les États-Unis ont restitué au Mali, plus de 900 objets archéologiques et ethnographiques, « pillés illégalement pour la plupart » selon le Premier ministre malien Choguel Kokala Maiga.

La remise des objets a été faite par l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique, Dennis B. Hankins au Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga, lors d’une cérémonie tenue au Musée national.

En réceptionnant ces objets, le chef du gouvernement de la Transition a rappelé que le Mali est confronté au pillage de ses objets archéologiques et ethnographiques, qui a connu une recrudescence consécutive à la crise sécuritaire.

« Notre patrimoine culturel ne doit pas rester prisonnier des musées d’autres pays. Notre jeunesse a envie d’accéder à la créativité et à la spiritualité d’époque lointaine », a-t-il noté.

Pour sa part, l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Mali, Dennis B. Hankins, a indiqué que les terroristes veulent casser les lignes qui unissent les Maliens avant d’ajouter que les Maliens et les Américains sont unis par une riche histoire.

De plus, dans la récente rencontre entre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et l’adjoint au vice-secrétaire d’État aux affaires africaines des États-Unis, Michael C. Gonzales accompagné de l’ambassadeur des États-Unis Dennis Hankins, leur comportement était tout aussi étrange. Voici ce qu’a annoncé Gonzales : « Les Maliens ont le droit à une nouvelle feuille de route et des réformes. Au-delà de la mise en place d’un gouvernement élu, les populations ont besoin de sécurité ».

Et parallèlement à ces événements, on comprend mieux les récentes attaques qui se sont produites à Tessit et à Boni, revendiquées par Daech, qui tout le monde le sait, est un groupe terroriste à la solde des États-Unis. On ne peut pas dire que la France s’est entièrement retirée de l’affaire malienne, car Paris continue parallèlement ces petites affaires en douce pour nuire au Mali et viser également le Burkina Faso. Malgré les nombreuses victoires accumulées ces derniers mois, il est clair que Bamako devrait tout de même rester sur ces gardes. Les États-Unis avaient prétendu pouvoir sécuriser l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie, une bonne partie de l’Afrique de l’Est, comme la Somalie, l’est de la RDC, le Niger, la Libye, le Soudan, le Soudan du Sud, et on en passe, et aucun de ces pays n’est sortie de sa crise, la situation s’est même empirée. Les Maliens ont poussé la France vers la sortie, ce n’est pas pour faire venir un autre néocolon à sa place. Les Maliens sont sur leur garde, ils voient venir le piège à des kilomètres. Les Occidentaux n’ont plus d’emprise sur l’Afrique, même s’ils viennent avec de beaux discours, au début, il est clair que les Maliens ne vont pas tomber dans le piège. Les Fama sont en train de sécuriser le territoire, au point où on sent la panique au sein de l’Élysée et des groupes armés terroristes, surtout dans le nord du pays. Les États-Unis et leurs supplétifs européens veulent prendre le Mali sur plusieurs fronts, mais ils oublient une chose essentielle, c’est le bloc que forme le Mali, est un bloc résistant qui est entrain à lui seul d’anéantir le néocolonialisme. Et c’est pour cela que les Occidentaux se mobilisent autant pour régler l’affaire du Mali, c’est parce que ce bloc est en train de se répandre à travers toute l’Afrique de l’Ouest. Leur seul but c’est d’empêcher cela ! Mais ils ne peuvent plus rien faire, la machine est lancée depuis un certain temps déjà !

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV